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Edito
Fondées en 2003, les éditions AZIMUTS sont le fruit d'une désillusion. Désillusion d'un Auteur qui annonçait fièrement la sortie de son premier roman et qui se retrouvait – la veille de la présentation officielle de son ouvrage - tenant entre ses mains un "bouquin" bâclé, raté… et qu'il avait dû, lui-même, mettre en page pour le plus grand bénéfice de son "éditeur" ! Une mésaventure que nous nous sommes jurés d'éviter à nos écrivains. NOS REGLES D'OR Notre politique est simple et surtout humaine. Elle consiste à :
editionsazimuts@yahoo.fr
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DES LECTURES A 2 EUROS
Publié par Azimuts dans LECTURES A 2 EUROS DECOUVREZ TOUS NOS OUVRAGES POUR 2 EUROS ! Avant d'acheter un ouvrage, vous vous demandez à juste titre si le contenu de tel ou tel livre vous plaira... Nous vous offrons la possibilité de vous faire une idée précise sur chacun de nos livres. Rendez-vous sur notre librairie en ligne www.editionsazimuts.be (rubrique "Extraits à 2 euros) et choisissez parmi TOUS nos ouvrages (sauf le dictionnaire wallon) ceux que vous voudriez découvrir. Cochez dans la case "commande" le nombre de titres sélectionnés et finalisez votre commande. Pour chaque ouvrage choisi, nous vous offrirons la possibilité de lire 50, 60 ou 70 pages du livre (en fonction de son importance) pour la modique somme de 2 euros/titre. Si vous désirez, par la suite, acquérir le livre ou l'E-book complet, nous déduirons ces 2 euros du montant à payer. ATTENTION ! Si vous préférez une lecture plus "traditionnelle", au lieu de vous fournir un lien vers l'E-book, nous vous enverrons par mail le fichier texte. ATTENTION : lors de votre commande, indiquez-nous également PAR MAIL les titres choisis. (editionsazimuts@yahoo.fr)
"Haus Toller"
Publié par Azimuts dans Denis COSTA - roman historique
« Haus Toller » est la saga d’une famille comme il en existe beaucoup dans le Trentin, région du nord de l’Italie, ballottée tout au long de son histoire, entre différents belligérants qui se disputèrent ce territoire. Même si la population du Trentin ne revendique en aucune manière son retour au sein de l’Autriche, les plus âgés se rappellent encore avec nostalgie, le culte populaire dont bénéficiaient le vieux monarque François-Joseph et son épouse, l’impératrice Sissi, à l’aube du XXème siècle. Dépossédée du trône d’Autriche-Hongrie depuis 1918, la Maison des Habsbourg souhaite aujourd’hui que l’un des siens brigue la présidence de la République d’Autriche en 2010. Une requête a été déposée en ce sens auprès du Conseil Constitutionnel de Vienne, afin que soit abrogée la loi interdisant aux membres de la famille impériale de prétendre à un quelconque pouvoir au sommet de l’état. (Hebdomadaire « Le Point » du 24 septembre 2009.) Cette histoire rappellera à bien des égards le destin parfois funeste des familles déchirées, qui prévalut dans des régions frontalières, comme l’Alsace-Lorraine en France, et beaucoup d’autres encore au sein de notre vieille Europe. Un large extrait est disponible sur notre librairie en ligne www.editionsazimuts.be 100 pages. 10 €
DICTIONNAIRE WALLON
Publié par Azimuts dans DICTIONNAIRE WALLON
Mais que le titre du présent ouvrage n’induise pas le lecteur en erreur : la zone d’utilisation d’une langue ou d’un dialecte ne se délimite pas autour d’une frontière géographique stricte. Ainsi, les habitants de la Famenne, du Namurois, du pays de Herve – pour ne citer que ceux-là – prendront un réel plaisir à se plonger dans des locutions et expressions qui leur sont finalement familières par l’accent savoureux qu’elles dégagent et les images qu’elles suscitent. Particularités : outre le dictionnaire wallon – français proprement dit, cet ouvrage comporte également :
L’Auteur, André VELLANDE, est un fonctionnaire à la retraite. Il a consacré ses 15 dernières années à rassembler ses souvenirs, ses notes et le fruit de ses multiples recherches, afin de rédiger cette « Bible » qui attisera sans nul doute la curiosité et l’intérêt d’une grande partie de la population namuroise et condruzienne. Les deux volumes (indissociables) comportent au total 880 pages et seront offerts au prix démocratique de 50 € (+ 6 euros de frais de port pour la Belgique). Réservez d'urgence votre exemplaire comme cadeau à offrir... ou à VOUS offrir ! Cet ouvrage ne sera pas réédité.
MESSAGE IMPORTANT AUX PERSONNES QUI ONT RESERVE LE DICO CHEZ L'AUTEUR :
Découvrez une vingtaine de pages du TOME 2 en cliquant AU CENTRE DU LIVRE CI DESSOUS
Tags associés : dictionnaire, wallon, Vellande, Azimuts, fable
L'ESCALADE, de Stéphane Steeman
Publié par Azimuts dans Stéphane STEEMAN
L’Auteur y dédicacera son livre qui parcourt 25 ans de souvenirs en tant que Président des « Amis de Hergé » : ses joies, ses cinquante ans de collections, ses trente ans de fidélité à Hergé, ses déceptions, ses dissensions avec Moulinsart, ses colères, ses adieux aux Amis de Hergé. Cet ouvrage de 200 pages, bourré d'anecdotes et agrémenté de photos inédites de l'Auteur en compagnie de son grand ami HERGE, vous est proposé dès à présent en ligne au prix démocratique de 15 euros ! Réservations : editionsazimuts@yahoo.fr
Ci-joint, le communiqué rédigé par Stéphane Steeman en personne : « Pourquoi éditer cet ouvrage qui raconte autant de souvenirs tintinesques ou hergéens, vingt-cinq ans après le départ de George Remi ? Parce que Les Amis de Hergé, créés en 1985, fêteront leurs 25 ans en mars prochain… sans moi. J’en fus président dès le début, ayant créé cette association à la demande d’un gendarme de Tubize. « Monsieur Steeman, on devrait faire quelque chose pour Hergé, créer une association… Les Amis de Hergé, par exemple. Moi, je m’occuperais de tout ce qui est ennuyeux, les paperasseries, et vous, du reste. » Ce que j’ai fait : j’ai alerté des amis, les amis de mes amis, la radio, la télé, et nous avons publié notre première revue de 48 pages (en couleurs déjà) en juin 1983. Nous étions 267. E. P. Jacobs, Jacques Martin, Raymond Leblanc, Benoit Peeters, Bob De Moor, Tibet et d’autres furent nos membres d’honneur. Nous travaillions en toute liberté et fûmes encouragés par Madame Fanny Remi, la veuve de Hergé qui fut notre Présidente d’Honneur. Ce que je raconte dans ce livre, ce sont les problèmes nés depuis : les censures, interdictions, assignations, menaces de procès, chantages et j’en passe, dont je n’ai jamais parlé par décence vis-à-vis de notre millier de membres. Jamais je n’ai évoqué le nom de Mr. Rodwell dans nos revues, jamais je n’ai critiqué Moulinsart, me contentant de ma liberté de penser. Et pourtant, je suis dans un peloton que Mr. Rodwell a surnommé « La liste Noire ». La RTBF, elle-même, en fut victime. Mais, me direz-vous : « Vous avez vendu une partie de votre collection à Madame Rodwell en 1997 ». Oui, mon feu sacré s’éteignait petit à petit, et pour toutes les raisons dont je parle dans « L’Escalade », j’ai accepté de me priver d’une partie de ma collection. J’avais bien précisé : une partie. Et à trois conditions : qu’elle soit destinée au Musée, jamais éparpillée, et que, bien sûr, elle ne quitte pas la Belgique. Le Musée ? Je n’y fus même pas invité. Je n’irai donc pas le visiter. Si Tintin n’était pas finalement la victime de tout ce qui se passe aujourd’hui, je dirais que tout cela n’est que de l’enfantillage. Dans la presse, Mr. Rodwell s’est amusé (!) à déclarer que je l’ai roulé dans la farine, qu’il n’a aucunement besoin de ma collection ; d’ailleurs, il menace même de la vendre. Voir « l’Escalade ». Tout cela devenait insupportable. Il souhaitait depuis quinze ans voir disparaître Les Amis de Hergé, mais devant mon refus, il nous a assignés. Je refusais en effet de payer une somme astronomique, nous sommes une asbl. Le procès devait avoir lieu ces temps-ci ; au dernier moment, un prétendu « arrangement » fut conclu à l’intervention d’un administrateur des Amis de Hergé proche de Moulinsart, soutenu par l’un ou l’autre compère récemment désigné. Je n’en ai pas été prévenu, notre avocat pas davantage (voir le livre). Convaincu que ce marché se révèlera vite un marché de dupes, où la revue devra choisir entre sa survie et son indépendance, j’ai donné ma démission devant tant de mesquineries et surtout d’aveuglement. Ce climat faussement tintinesque était devenu pour moi insupportable. Ce virus, plus actif que celui de la grippe, a même gagné la France. J’ai choisi d’être libre pour m’exprimer : « Pauvre Tintin, pauvre Milou ». Cet ouvrage est écrit sans haine et presque sans reproches. Il s’adresse aux vrais amis de Hergé. Ils sont partout. Je leur envoie ce « droit de réponse » qui ne pouvait l’être dans les termes que je destinais à ceux qui dirigent aujourd’hui l’asbl Les Amis de Hergé. Malgré tout, bon vingt-cinquième anniversaire ! Stéphane Steeman » Cliquez au centre de l'image pour découvrir les premières pages : Tags associés : Escalade, Stéphane Steeman, Hergé
Le Corbeau de Caroline
Publié par Azimuts dans Michel DEJOLIER et ses polars
Stéphane STEEMAN, qui a carrément flashé pour notre Auteur, a donc "boosté" Michel DEJOLIER pour qu'il édite sans plus tarder son dernier-né : "Le Corbeau de Caroline". Et lorsqu'on se rappelle que Stanislas-André Steeman, père de Stéphane, était lui-même un maître du polar... Chapeau, Michel !
Qui tente de faire revivre le passé à Kinross Circle, un paisible lotissement de Caroline du Nord, proche de Charlotte ? Les courriers anonymes perturbent un peu plus chaque jour la vie de Kenneth Moore et de sa femme Kimberley. Les événements décrits sont anciens, mais se reproduisent à chaque fois, de plus en plus dramatiques. Pour Lisa et Orville, agence de détectives, c’est la première enquête, mais il ne faudrait pas que ce soit aussi leur dernière... […] L’ombre s’arrêta à l’angle de la petite barrière en bois blanc, là où se trouvait la boîte aux lettres, et contempla la façade de planches à clins faiblement éclairée par un réverbère éloigné. Puis, sa main réapparut, tenant une enveloppe sombre de grand format qu’elle déposa dans la boîte métallique avant d’en relever le drapeau rouge pour signaler la présence du courrier. Elle leva un poing vengeur en direction d’une fenêtre du premier étage, puis regagna l’abri des arbres et disparut dans la nuit. […] [...] Elle se replongea dans sa lecture sans plus faire attention à lui. Il n’insista pas et la contourna pour aller se servir un grand verre de jus de pomme. Quelques instants plus tard, elle se leva et sortit en direction du jardin. Ken allait monter prendre une douche, lorsqu’un hurlement provenant de derrière la maison le figea sur place. Il se précipita vers la porte-fenêtre qui donnait sur la terrasse et vit Kimberley, debout au bord de la piscine, les mains plaquées sur la bouche, regardant fixement l’eau qui se colorait rapidement en rouge sang, une large tache partant du bord où elle se trouvait et s’élargissant à chaque seconde. — Bon Dieu, qu’est-ce que c’est que ça ! s’exclama Ken. Tu as fait tomber quelque chose dans l’eau ? — Bien sûr que non ! J’ai seulement voulu mettre en marche le jet stream et voilà… Ken se pencha pour arrêter la pompe qui permettait de nager à contre-courant et le flux s’arrêta immédiatement. La tête de Brian, lui aussi attiré par le cri, apparut au-dessus de la haie mitoyenne, et il poussa un sifflement étonné. — Putain, les gars, vous avez de la rouille dans les tuyaux ! — De la rouille ! Tu as déjà vu de la rouille de cette couleur ? répliqua Ken d’un ton excédé. [...] 266 pages de suspense rondement mené. 18 € Commandez-le via editionsazimuts@yahoo.fr Un extrait au format E-Book ? Cliquez au centre de l'image ! Publiez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque.
L'Afrique au coeur d'enfant, de Marie-Pierre VLAMINCK
Publié par Azimuts dans NOUVEAUTES Marie-Pierre Vlaminck est née à Kamina, au Shaba, en 1956. Depuis lors, l’Afrique fait partie intégrante de sa vie. Ses pas la conduisent tour à tour vers Matadi, Muanda, Kinshasa, Nairobi, Dar es Salaam, Lusaka et Johannesburg. Son premier roman, L’Afrique au cœur d’enfant, nous replonge dans la lumière et les senteurs de ce continent qui lui manque tellement. Dans ce conte moderne, la plume poétique de l’auteur nous emmène dans un univers de découvertes aux mille et une couleurs, saveurs, odeurs ; une cascade de sens émouvante qui bouleverse toutes les idées reçues à propos de ce continent si souvent dépeint de manière pessimiste et apocalyptique.
271 pages - 20 €
DISPONIBLE via notre adresse editionsazimuts@yahoo.fr
L’Afrique au cœur d’enfant, c'est une histoire de coeur et d'amour entre l'Auteur et Tyson, un enfant africain vivant dans un orphelinat. Tout au long de ce récit poignant qui se décline comme une longue chronique de vie, vous suivrez le cheminement mental et affectif de ces deux êtres au leitmotiv identique : semer le bien autour de soi... Au fil de ses rêves,Tyson découvre cette terre africaine qui lui donnera l'étincelle et la force de (sur)vivre.
ATTENTION : Pour commander ce roman, veuillez nous adresser d'abord un mail. Nous vous fournirons un numéro de compte spécifique. Merci pour Marie-Pierre.
Découvrez de larges extraits de ce roman en cliquant AU CENTRE du livre ci-dessous...
Tags associés : Afrique, orphelin, Vlaminck, Azimuts, librairie
Les Etoiles apprivoisées, de V. Massinon
Publié par Azimuts dans Véronique Massinon
Les exemplaires du premier tirage ont tous trouvé acqureurs... Envoyez-nous vite un petit mail pour faire partie des lecteurs privilégiés qui découvriront en primeur ce superbe roman !
[... L’histoire de Fernand la séduit tout autant. Fernand, c’est son ami, son père. Il est vieux, buriné, voûté, il a la peau ratatinée, des cheveux blancs. Elle subodore qu’il a été beau dans sa jeunesse. Il a été marié à Jeannette pendant plus de quarante ans. Leur histoire est magique. Elle l’écoute en prenant les poussières et en passant le torchon. La Jeannette, il l’a rencontrée au détour d’un chemin. Elle cueillait des fleurs pour fêter la victoire sur les boches. Jeannette lui confiera par la suite qu’elle l’attendait tous les jours depuis la proclamation de l’Armistice, ce 8 mai 1945. Il est revenu, la tête pleine d’atrocités. Quand il a vu Jeannette, il a tout oublié : la guerre, le sang, les morts. Elle a bousculé le cours de son existence. Ils se sont aimés au premier regard. Ils sont tous les deux de Chasteuil. Début quarante, il s’était engagé, était entré sous les drapeaux, voulait défendre sa patrie, faire honneur à son père, mort en dix-huit, alors qu’il avait deux ans. Il avait quitté son village sans avoir jamais rencontré Jeannette. À l’époque, c’était une gamine mal taillée ; lui, déjà un homme mûr. Elle avait jeté son dévolu sur lui lorsqu’elle l’avait aperçu le jour de son départ. Trop occupé à converser avec son frère, il n’avait pas remarqué cette adolescente timide et gauche. Il avait fière allure dans ses habits de soldat, son béret rouge vissé sur la tête. Dès ce matin-là, elle avait décidé de l’attendre le temps qu’il faudrait. Elle savait qu’il ne lui résisterait pas, car elle le possédait bien avant qu’il ne le sache. Elle aimait déjà pour deux, elle userait de tous les stratagèmes pour qu’il succombe à ses charmes. Quand elle l’avait vu descendre le chemin menant à la gare, elle avait fait un vœu et livré à Marcelle, sa meilleure amie, ses desseins et son secret : — Tu vois, ce beau grand gars à côté de Paulo ? S’il revient, il m’épousera. Il ne verra plus que moi, je le laverai de toutes ces horreurs. Il renaîtra à la vie grâce à l’amour que je lui donnerai. Elle était jolie, Jeannette ! Il a toujours sa photo jaunie dans son portefeuille et il ne peut s’empêcher de la montrer à Clara chaque fois qu’elle vient astiquer. Elle avait un corps de sylphide : brune, des yeux verts avec plein de petites étoiles, menue, mais tellement femme ! Ils sont devenus mari et femme et se sont juré de ne s’aimer qu’eux deux. Ils n’ont pas voulu d’enfant. Il n’y avait pas de place pour quelqu’un d’autre. S’ils en avaient eu, ils auraient dû lui donner une partie de leur amour, le partager. Ils auraient dû cesser de ne faire qu’un, de ne vivre que l’un pour l’autre. Aujourd’hui, Jeannette est partie... Elle l’attend dans une autre vie. Il regrette de ne pas avoir eu la force de la rejoindre. Alors, il entretient son souvenir et elle vit encore. Ne meurt que celle que l’on oublie. Aussi longtemps qu’il sera sur terre, elle vivra. Elle survivra. ...]
La première partie de ce roman poignant entraîne Clara et Gaspard dans une longue épopée vengeresse. En fait, peu avant la naissance de Gaspard, sa sœur Chloé a été fauchée par un chauffard. Le jeune homme n’aura de cesse de traquer tout autour de lui les hommes qui auraient, eux aussi, blessé ou tué un enfant par imprudence ou inconscience. Il n’hésitera pas à manipuler sa meilleure amie et à l’entraîner à sa suite dans sa quête de justice. Une justice toute personnelle et implacable. Mais la vie réserve des surprises et leurs destins vont prendre des routes divergentes. Tags associés : massinon, azimuts, roman, maison d'edition
Sylvain PIRON :
Publié par Azimuts dans JEUNES AUTEURS
Il transporte son désappointement en l’an de grâce 2027. Désappointement à double titre, car son personnage principal vient de perdre son emploi de publiciste ! Sylvain alterne jeux de mots et jeux de maux, il joue subtilement de la dérision et du calembour pour étaler ses états d’âme et nous croquer un monde imparfait dans lequel notre futur se conjugue au conditionnel de ceux qui nous dirigent.
Il dénonce le besoin de paraître, l’illusion d’être, mais dans cette grisaille de l’esprit, il caresse néanmoins l’espoir légitime de – peut-être –... sourire demain ! Un roman de 130 pages. 10 €
Cet ouvrage vient déjà d'être réédité !
Commandez-le ici, directement chez l'auteur ! OU rendez-vous dans l'une des librairies suivantes : Anne & Philippe, à HEUSY
[... En 2019, ils nous promettaient que tout irait mieux pour tout le monde, en tout temps et en tous lieux. Le peuple gaulois souhaitait davantage de liberté et d’aisance financière. Depuis, huit années ont passé. Le peuple est content car des changements ont eu lieu. À mon insu, mon statut a été revu : hier, j’étais citoyen ; aujourd’hui, marginal. Je ne suis pas devenu quelqu’un d’autre. Simplement, le Royaume a imposé certaines règles auxquelles je n’ai pas adhéré. Je sais qu’il faut croquer la vie à pleines dents, mais vu le menu, je me suis mis au régime. Quant aux nonante-cinq pourcent de gaulois qui ne m’ont pas imité, ils jouissent à présent d’une vie structurée dont ils se satisfont. Je monte un peu le son de ma chaîne. Une chanson entraînante fait danser mes doigts. Le poisson frétille, mais si je partais en stoppant la musique il le ferait aussi. Ce soir ressemble aux précédents ; aux prochains, j’en ai peur. Parfois, l’avenir me semble joli, peut-être parce qu’il est loin et que je suis vaguement myope. Il y a tout juste un mois, j’ai eu vingt-neuf ans. Faute de camarades, je n’en ai dérangé aucun. L’intérêt réciproque fait les bons amis ; donc, inutile de s’ouvrir aux autres quand on se sait vide ! Les cercles amicaux se dessinent bien sans ma mauvaise mine, les familiaux en font autant… Toujours pas d’enfant, ni de potentielle future maman. L’amour et moi, ça fait un. Il n’est pas présent dans ma vie, alors je ne le compte pas. Mon nom est Le Vin. Valéandre Le Vin. Mon problème, c’est que je n’ai pas de puce. Voilà pourquoi je ne suis plus comme tout le monde ! Une firme financée par le Royaume s’est spécialisée dans le contrôle de la pensée et a mis au point l’intolérable gadget. Une petite plaquette métallique à insérer sous la peau de l’avant-bras, censée remplacer nos papiers d’identité et faciliter le pistage des criminels. Les ondes que diffuse la pièce sont présentées comme saines. Avantages directs accordés aux pucés : augmentation de salaire, avantages fiscaux, accessibilité à des lieux et à des emplois depuis lors interdits aux non pucés, appui des services d’ordre et des urgences… Vice caché : influence directe sur la pensée par influx nerveux. Concrètement, le Royaume a formé une armée d’acheteurs toqués continuellement élégants, et ses caisses se sont remplies. Contrairement à mes dirigeants, je ne baigne pas dans le faste. Je hante une maisonnette résolument disgracieuse. Mon salaire de petit publicitaire indépendant ne me permet pas de la rendre digne d’accueillir une demoiselle, aussi coulante soit-elle. Peu de pièces habitables, toutes au rez-de-chaussée, dont une chambre à coucher étroite et remplie, empêtrée d’un lit large et vide. À l’étage, un grenier mansardé plein de poussière et de biens poltrons qui atteindront, eux aussi, cet état dans peu de temps. Pour m’y rendre, je dois affronter un escalier si raide que je l’appelle échelscalier. Ces quelques murs sont malgré tout la matérialisation d’un ancien vœu : m’exiler d’où j’ai grandi. Le charme de mon faubourg pantouflard m’a vite ôté toute envie de nourrir des regrets. Quand je n’ai rien à faire, je vagabonde. Parfois dans les allées de ma ville, souvent dans celles des deux supermarchés du coin. Généralement, j’en sors sans achat. Je m’y rends pour observer les humains jouir de leur captivité. Au terne métro-boulot-dodo, la société moderne a cru bon d’ajouter emplettes. Métro-boulot-emplettes-dodo, ça sonne terne et faux. J’ai du mal à les comprendre, tous ces anonymes que je croise. La liberté est partout autour d’eux, mais ils n’y vont jamais. Ma manie d’observer les gens remonte à mon adolescence. À l’époque, j’écrivais des bribes de nouvelles dont je constituais l’entièreté du lectorat. J’aurais écrit jusqu’à ce que la précarité me contraigne à manger mes crayons ! Nul besoin d’être énorme, je voulais simplement sortir de la norme. Finalement, j’ai conservé mes crayons et ravalé mon ambition. De temps à autre, des attitudes atypiques donnent naissance à une publicité. C’est précisément à l’une de ces scènes salvatrices que j’assiste. ...] Tags associés : Azimuts, maison d'édition, Piron, éditer, librairie
« L'obscurité me terrifie. Elle est peuplée « d’êtres » maléfiques et pervers. Le plus effrayant n’est pas de savoir qu’ils sont là … mais de réaliser que ce sont eux qui m’ont trouvée. » Un extrait...? Depuis six ans, elle reproduisait invariablement les mêmes gestes. De sa voix douce et posée, elle nous racontait une jolie histoire de princesse ou de chevalier. Elle nous en lisait trois pages. Puis elle nous bordait et nous embrassait doucement le front. Elle n’oubliait jamais de regarder dans les placards et sous nos lits pour vérifier qu’aucun monstre des enfers n’y avait élu domicile. Elle vérifiait ensuite la fermeture des fenêtres, puis s’en allait doucement. Elle laissait la porte entrebâillée afin que la lumière du couloir et les bruits du salon nous parviennent. Elle savait que ce rituel était de la plus haute importance pour nous. Il nous apaisait et maintenait les démons éloignés ; nos nuits étaient douces et peuplées de rêves enchanteurs. Nous étions persuadées que si maman oubliait un détail, il arriverait malheur à l’une d’entre nous. Bien entendu, maman riait de ces croyances enfantines, mais par amour pour ses filles, elle respectait scrupuleusement tout le cérémonial. Sauf cette nuit-là... Un simple coup de téléphone avait tout bouleversé. Papa était parti en voyage d’affaire, il avait promis d’appeler dès son arrivée. Pour rien au monde, maman n’aurait raté son coup de téléphone. Elle s’inquiétait tellement dès qu’il s’éloignait de la maison ! Pourquoi a-t-il fallu que cet appel se produise justement pendant le rituel ? Malgré notre âge – sept ans –, nous savions que papa ne devait pas appeler avant vingt et une heures, il nous l’avait promis avant de partir. Ne voilà-t-il pas que le téléphone sonne à vingt heures ? Maman nous avait promis de revenir très vite. Au ton de sa voix, nous devinions qu’il s’agissait bien de papa au bout du fil. Nous entendions ses rires dans le salon, quelques bribes de conversation. Naema et moi étions persuadées que c’était un stratagème des démons du temps. Ils jonglaient avec les heures et les jours avec aisance. Les êtres humains ne s’en rendaient pas compte, sauf les enfants. Eux seuls connaissaient leur existence. Nous n’étions pas dupes de leurs manigances. Ils ne sont pas dangereux quand ils agissent seuls, car ils ne savent que ralentir ou accélérer les heures pour faire des farces. Mais ce soir, nous savions qu’il se tramait un complot, un piège pour libérer des démons bien plus dangereux. Ce cérémonial interrompu nous tourmentait, surtout Naema. Elle ne cessait de regarder le rayon de lumière qui filtrait par la faible ouverture de la porte. Elle espérait tant voir réapparaître maman ! Les minutes passaient, mais toujours pas de maman. — Elle n’a pas vérifié les fenêtres. Nelly, j’ai peur, me dit-elle entre deux sanglots. J’étais son aînée de cinq minutes exactement et je tenais mon rôle de grande sœur très à cœur. Je lui avais fait la promesse de toujours la protéger. Tenir cet engagement à sept ans à peine pouvait se révéler particulièrement difficile, surtout que j’étais aussi terrifiée qu’elle. — Maman va revenir, elle nous l’a promis et tout ira bien. Je n’en croyais pas un mot. Les démons étaient à l’œuvre. En effet, quelques minutes pour maman devenaient des heures pour nous. « Elle ne reviendra pas, j’en suis sûre. Mais je dois mentir à Naema, je la sens tendue, presque hystérique », me disais-je. J’avais très envie de pleurer et je me retenais à grand peine. Naema a bondi dans mon lit. Nous nous sommes blotties l’une contre l’autre, attendant sagement le retour de maman. — Ils vont venir me chercher, Nelly. — Je les en empêcherai. Personne ne t’emmènera, ne pleure pas. Je savais que tôt ou tard, ses larmes provoqueraient les miennes et qu’alors, je ne serais plus capable de la protéger. Je lui caressais les cheveux pour la rassurer. Je tendis le bras pour allumer la veilleuse. J’avais fait ce geste machinalement, car cela faisait bien longtemps que nous ne l’utilisions plus. J’avais un mauvais pressentiment. Je devais voir dans le noir ! La porte s’est fermée quelques secondes après que la veilleuse ait commencé à diffuser des ombres d’oursons sur les murs. Maman ne fermait jamais cette porte, elle savait combien c’était important pour nous. Quelque chose clochait. Je m’obligeais à conserver une respiration calme pour ne pas alarmer Naema. Elle commençait à s’assoupir et c’était mieux ainsi. Surveiller les recoins sombres, le moindre bruit suspect jusqu’au retour de maman. Il n’y avait que cela à faire. Le sommeil commençait à me gagner peu à peu. Je crois que j’ai dû m’assoupir, car j’ai sursauté quand la pluie a commencé à s’écraser sur les fenêtres. Cette pluie ne semblait pas naturelle, c’était l’œuvre des démons Brume, je le savais. Ils étaient tapis dans le brouillard poisseux et épais. Ils s’infiltraient par toutes les ouvertures de la maison et venaient capturer les enfants. Tags associés : Azimuts, Nolween, enfants, maison d'édition, nouvelles |
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Samedi 30 Janvier 2010 à 10:16

